Le carnet de voyage de yemanja

Travaux sur le mat.

Nous ne regrettons pas le fait de devoir démâter et d’effectuer une vérification complète .Un mat posé sur des tréteaux, permet de se rendre vraiment compte de l’état de l’accastillage.Nous avons donc eu quelques surprises!

 

 

Le premier objectif était de débloquer deux réas coincés en tête de mat et de régler le problème de câbles électriques (feux, radar, antennes) qui au moindre mouvement venaient cogner et résonner dans le mat.

Du polystyrène tapissait les parois du mat pour isoler phoniquement celui-ci. Malheureusement, au fil du temps tout était tombé à son pied et nous avons dû aspirer trois sacs de  polystyrène en morceau.

 

Pour retrouver une isolation phonique l’idée fut d’enfiler les câbles dans des tubes de polyéthylène utilisés pour la plomberie en barre d’un mètre.

Ainsi nous avons constaté que notre mat mesurait 15 mètres.

Puis le changement de certains rivets pop non adaptes.

 

On enlève des pièces fixes sur le mat sans utilité.

Et on constate que certains câbles sont abîmés.

Conclusion :

  • Les pièces importantes du mat sont toutes en bon état.
  • Une petite liste de travaux d’entretien se met en place.

 

Trappe du réservoir

Le réservoir a une nouvelle trappe qui va permettre de le nettoyer plus facilement.

Cette opération ne se fait pas tous les jours et la plaque du dessus doit être solidement fixée.

Pour cela nous avons taraudé chaque trou pour installer un boulon, l’opération est longue et fastidieuse.

C’est toujours étonnant de voir le nombre de trous que l’on perce dans un bateau.

Ici il y en a 24!

Histoire d’anémomètre

Depuis quelques temps, les informations de direction et de force du vent semblaient quelque peu fantaisistes.

Après une ascension en haut du mat et un nettoyage des contacts, la girouette anémomètre fonctionnait plus ou moins bien puis plus du tout.

Impossible de partir avec un matériel aussi peu fiable. La société TEEM à Lorient a testé notre aérien et le verdict est tombé: HS.

Nous naviguons donc avec un matériel tout neuf et onéreux mais qui donne les bonnes informations.

Passager clandestin.

Notre sortie de l’eau,vendredi c’est bien passée, pour nous accompagner Georges et sa fille étaient de l’aventure

et nous avons dès ce weekend commencé le nettoyage et les travaux prévus sur notre liste .

Comme par exemple ouvrir une trappe sur le réservoir « gazout » afin d’avoir un accès plus facile pour l’inspection et le nettoyage.

Nous sommes assez content de l’antifouling « Trilux » noir car pour 6 mois dans l’eau il y a peu d’ algues et balanes.

Lors du nettoyage au jet du puits de dérive, quelle fut notre surprise d’y trouver un passager qui avait élu domicile dans un recoin et il a bien fallu deux jours pour le déloger et le remettre dans le Blavet.

Belle anguille de 30 cm  réputée particulièrement rustique et résistante, grâce notamment à sa capacité à respirer l’air, mais elles sont néanmoins en forte régression et considérées comme espèce menacée en Europe.

Et pour finir nous avons fait nettoyer notre « grand-voile » chez « white-sails » qui lave les plus grandes voiles d’Europe comme celle  du voilier Club Med 2, aperçue au fond de l’atelier, et qui affiche une surface de 330 m2  .

pour info la nôtre fait 37 m2 (12.90 x 4.10 x 0.6)

 

Sortie de l’eau et démâtage.

La belle saison se fini avec des « avis de grand frais » qui se suivent . Nous avons décidé de sortir le bateau dans quinze jours (26/10) pour :

  1. Finir les derniers bricolage comme : découper une trappe sur la caisse à gazoil, installer un compteur  sur la réserve d’eau, modifier le coffre arrière (travail réalisé par un soudeur), faire un récupérateur d’eau sur le bimini, installer l’antenne extérieur iridium, et autres bricoles.
  2. Mais surtout démâter (9/11) : pour régler ce problème de câbles qui ne sont pas gainés et tapent à chaque mouvement et aussi débloquer les deux réas de tête de mat.

Le bateau sera donc au chantier cet hiver pour les derniers préparatifs avant le départ. Accessible à terre, je vous invite à nous rendre visite quand vous le souhaitez.

 

 

Navigation avec les enfants

Après plus d’un mois de navigation sur yemanja, nous avons finis par 5 jours avec Ewan et Mathias direction Belle-île .

Nous n’y sommes restés qu’un jour car la nuit fut agitée cause d’un mouillage très rouleur. Puis île de Houât avec des rencontres, notamment le voilier sistership du nôtre: Zigoto

les photos : Deux Maracujas! concours de plongeons (eau à 16°), réparation d’une pizza , petit tour en haut du mat, jeu et navigation par belle mer sous gennaker.

Perfectionnement.

Nous terminons (presque) nos séances d’entrainements navigations par une semaine aux île des Glénans.

* test de la facilité d’échouage du bateau à l’île du Loch qui se prête bien pour ce genre d’exercice ( bien protégé du clapot et fond de sable).

* départ dès « potron-minet » vers Concarneau dans la brume ce qui nous permet l’utilisation du radar Garmin en situation réelle.

* récupération de nos invités pour approfondir les exercices d’accostage et retour vers les glénans sous Gennaker.

*  vitesse à 5 nœuds = traine de pêche et premier « poulpino » (leurre) perdu.

On a quand même raté un exercice : répondre à un appel sélectif (avec le numéro MMSI)  du courrier « île de Groix » qui a pour cause le fait que nous n’avons pas entièrement lu la notice de la VHF.

Quelques photos

 

Voici mon nouveau jouet :

Un enrouleur « inox Seanox »

pour :

pêcher bien sûr ! car je compte bien varier les repas (ou économiser des repas)

par la capture de beaux spécimens de poissons non contaminés par la ciguatera.

je rêve donc de barracuda, baliste, mérou et autres dorades coryphène.

 

Sachant que l’exercice n’est pas facile les conseils sont les bien venus.

Reste plus que le stage pour apprendre à découper des filets avec mon ancien matelot qui est devenu poissonnier.

 

 

 

L’île d’Yeu

Le deuxième essai fut le bon. Nous avons donc navigué jusqu’à l’île d’Yeu après une escale à l’île de Houat. Profité de cette belle eau fraiche, paddle, raquette de plage, et retour avec escale sur la partie ouest de Belle-île que nous ne connaissions pas.

Nous clôturons ainsi nos trois semaines d’entrainement avec une dizaine de mouillages, cinq îles visitées, deux ports*

* ( entrainement stressant en cette saison où les ports sont remplis) mais pour dire bonjour aux amis c’est indispensable.

36h de moteur, pour 447 Milles (environ 827kms).

On est content du bateau et de l’équipe que nous formons et on repart la semaine prochaine vers le nord-ouest, île des Glénan et Concarneau.

quelques photos

Voyez vous comme nous un indien et la tête d’un breton

 

Pas d’île d’Yeu cette semaine…

Nous sommes partis mardi avec en tête d’aller à l’île d’Yeu,  environ 80 milles de Hennebont. On se lève tôt et on fait une pause dans le voyage en mouillant à l’île Houat sur la grande plage. Puis réveil à 5h pour le rendez-vous avec l’une des quinze îles du Ponant.(elle manque à mon palmarès de 11 sur 15).

Vers 1h du mat , Bruno jette un œil dehors, il y a du vent, une belle lune éclaire l’horizon, il me dit  » et si on partait maintenant? »

Départ donc en pleine nuit du mouillage direction île d’Yeu. Mais voilà, vers 5 h le vent tourne, devient très faible et contraire et il nous restait pas mal de mille. Changement de cap direction Belle-Île qui restait l’abri le plus proche. On a vu le coucher de lune, le lever de l’aube , du soleil, la phosphorescence des vagues de l’étrave qui survient la nuit et qui est due à une micro-algue bioluminescente. Arrivé 7h au mouillage après un trajet au moteur puis à la voile, puis dodo pour cette courte aventure.

Le vent n’étant pas sympa, on remet cela  la semaine prochaine.

quelques photos de la navigation : Hennebont, Houat, Belle-Île, Hennebont.

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