Le carnet de voyage de yemanja

« Une traversée atlantique est surtout une magnifique expérience humaine et un moment d’aventure particulier.  » lu sur un magasine …

Alors nous voila prês pour un départ demain ou jeudi (car aujourd’hui cela souffle fort) Comptez (+ ou -) 20 jours selon la météo. On a eu de mauvais échos de l’ile de Grenade qui est placé en vigilance orange au niveau de la sécurité à ce jour, alors nous pensons arriver à l’ile de la Barbade, la plus à l’est de l’arc antillais, ce qui nous fait environ 1900 milles. Avant notre départ nous avons à faire : les formalités de sortie avec la police maritime et l’immigration ainsi que le plein d’eau. Nous avons calculé avec l’expérience de nos 120 jours de voyage que l’autonomie pour quatre personnes sur ce bateau, est d’un mois et demi , sans restriction et sans gaspillage. Un ajustement en gasoil de 50 litres.(Il est à la marina à 0,98 euro/L), une dernière lessive et un plein de produit frais. (Note : je souhaite bon courage à ceux qui voyagent et mangent Bio.) Et la préparation du bateau à la grande navigation (exemple : préparation des voiles, bloquer tout ce qui est susceptible de bouger, dégonfler nettoyer et ranger l’annexe et le paddle dans les coffres, préparer l’hydrolienne, etc.

Je vous rappel le lien de l’article sur la communication avec l’iridium afin de nous envoyer de « petits » messages de 160 caractères gratuitement. http://yemanja.info/accueil/2019/07/05/communication-iridium-et-education-national/

Après quinze jours de sédentarité à Mindelo , il va falloir se réamariner, reprendre des marques de sécurité et faire une veille visuelle et auditive permanente. Le soir du coucher au soleil au lever, on assura des quarts de veille .

Les risques ? Les collisions avec des autres bateaux. Les navires de la marine marchande ont un système anticollision obligatoire : l’AIS qui permet à tous les navires équipés d’émettre leur position et leur route, leur nom, leur longueur que l’on retrouve sur notre GPS (qui émet une alarme). Les voiliers sont à surveiller car il ne sont pas toujours équipés. La météo ; on risque de ne pas avoir un alizé bien établi donc mettre plus de temps .Les dépressions tropicales ? On prend la météo chaque jour grâce à notre téléphone satellitaire, nous observons les nuages et regardons notre baromètre enregistreur donc, nous les éviterons s’il y en a.

On finis par une petite vidéo de notre visite à Sao Antao et de notre escale à Mindelo. On se retrouve « bientôt » en face!

Vidéo, spécial dédicace à ceux qui portent des manteaux…

Clip crée par Ewan avec ses photos.

Dimanche, une belle journée sous 30°, nous sommes allés visiter l’ile d’en face : Sao Antao avec l’aide d’un guide, Lenny. On ne peut y arriver qu’en bateau. Cette ile (42km sur 24 km) c’est ouverte aux touristes depuis 1991 et nous avons vite compris que c’est le paradis des randonneurs.

Tout en suivant une route entièrement pavée nous avons vu le coté Sud assez minéral et désertique. Il a plu 14h cette année alors qu’à Lorient il a plu 12 jours ce mois ci. On trouve partout de la pierre volcanique appelée pouzzolane (très légère) avec laquelle les locaux fabriquent du ciment.

Puis le coté nord changement de decor, on trouve des paysages découpés, de la verdure, des cultures en terrasse et même des rivières.

culture du manioc et du mais devant une maison traditionnelle.
Cratère du volcan ou la terre est très fertile
Parc naturelle de Fontainhas (depuis 2016)

Nous avons gouté la mélasse de la canne à sucre, le fruit à pain, visité une distillerie (de rhum) et terminé par une baignade dans les piscines naturelles. Une belle journée, on en a pris plein les mirettes et nous avons mieux compris la vie des cap verdiens grâce aux explications de notre guide natif de l’île.

Piscines naturelles
Ponta do Sol
Ponta da saudade

L’école du lundi matin fut assez fastidieuse. L’après-midi, l’objectif fut la lessive et pour nous cela veut dire découverte du quartier autour de la laverie. Nous voilà donc partis chacun avec notre baluchon à l’aventure.

Ainsi pendant le lavage qui dura 1h45 (dû à des problème d’eau dans leur réservoir qui était à sec) nous avons visité le marché aux poissons.

Thon et maquereau local
On écaille avec une boite de conserve et on fait des filets
belle dorade coryphène que nous espérons pécher…

Nous avons mangé le plat local : maquereau et patates douces, accompagné de riz (pour 2 euros) accompagné de Calou, une belle rencontre pour connaitre la vie de cette ville.

Nous avons enfin trouvé des légumes et fruits abordables au marché aux légumes local. Il faut acheter des produits cultivés sur Sao Antao et éviter au maximum ce qui est importé et vendu dans les « mercados » beaucoup plus chers.

Mangues, manioc, haricots, patates douces, papayes etc.

Puis retour au bateau avec notre linge et voilà le résultat pour le séchage.

Ou en étions nous…Après trois jours de repos à l’ile de Sal nous sommes partis sur l’ile de Sao Nicolau

Où nous sommes resté une nuit, très rouleur comme mouillage et un je ne sais quoi de pas engageant. 5h du mat cap donc sur notre dernière escale des îles du cap vert : Sao Vincente.

Là, après une nuit au mouillage, nous avons trouvé un peu par hasard un type qui nous loue une bouée à 5 euro la nuit, ce qui est préférable vu les rafales de vent sur cette terre. Nous avons trouvé nos marques, repris l’école, fait du pain, déambulé dans la ville principale : Mindelo, 72 000 habitants, ville natale de la célèbre chanteuse Cesária Évora.

Les produits tels que les fruits et légumes qui ne sont pas produits ici sont plus chers qu’en France (exemple : 1kg de tomate à 3,5 euros), les prix sont rarement affiché et des fois j’ai l’impression d’être un pigeon .Les locaux nous disent qu’ils mangent essentiellement du poisson. L’eau courante est payante ici au prix de 1 centime le litre. Les restaurants affichent des prix plus élevés qu’à Palmeira mais on peut manger un plat pour 5 euros environ, ce qui reste raisonnable. Cet après -midi on a testé la plage un peu plus loin.

Nous pensons rester ici une quinzaine de jours pour attendre la bonne saison pour la traversée de l’atlantique. D’ici là nous avons comme projet de visiter l’île d’en face (Santo Antao) et de finir les évaluations du CNED pour le mois.

Pour les questions techniques:

Nous sommes joignable par WatsApp tout le temps de notre escale (profitez-en !)

Pour trouver notre position il faut aller sur le site ;https://www.marinetraffic.com/en/ais/details/ships/shipid:5488436/mmsi:227517450/vessel:227517450 En bas a gauche de la page vous avez une carte que vous pouvez agrandir.

Pour les commentaires, je ne comprends pas pourquoi certains n’y arrivent pas…dans tout les cas on est toujours ravi de les lire.

Ce soir c’est camembert en boite !

je vous prépare une vidéo pour le prochain article. Portez-vous bien…

Nous voilà depuis deux jours à Palmeira, un village près de Espargos. Sur la photo, le quai des pêcheurs toujours très animé par de la musique (Bob Marley ce matin). Nous avons été accueillis par Djay. Son boulot est de s’occuper des plaisanciers et de résoudre leurs problèmes de lessive, eau, gardiennage, nettoyage, gasoil… Nous sommes bien sûr allé manger dans un resto de sa famille (nombreuse, car ici on pratique la polygamie) et pour 3 euro on a mangé un très bon poulet grillé, frites, riz et légumes.

Nous avons eu hier notre petit moment de stress avec Ewan qui c’est enfoncé le barbillon de l’hameçon dans le doigt dû à un mauvais maintient d’un poisson agité. J’ai du faire une (petite) anesthésie locale pour le retirer. aujourd’hui aucune séquelle.

Poubelle local de plage
Ici on gare sa brouette (moyen de transport pour l’eau)

Vu que l on part cet après-midi j’ai loupé un peu l’école pour visiter le coin et parler avec les locaux.

Charpentier qui confectionne des tortues et des requins en bois en attendant la résine pour le bateau derrière lui.
Poisson porc-épic vidé et séché
Touristes en aventure quad

On se retrouve bientôt à Ilha de Sao Nicolau.

Pensez a me donner de vos nouvelles …

Nous étions à notre 100 -ème jour d’aventure et à notre 5eme jours de navigation pour rejoindre le Cap vert. Le vent soufflait vers les 24 nœuds, au portant avec deux ris dans la grand-voile. Nous étions en bordure de dépression. Il était environ 1h du matin quand je prenais mon quart les yeux collés. Bruno me communiqua la relève un peu agité en me baragouinant une phrase du type :

« Bateau à Passagers.….. poissons volant…..cigogne ! »

moi : « Quoi ? »

Bruno :  » Je regardais un bateau à passagers derrière quand j’ai faillit me prendre un poisson volant près du visage et je me retourne pour regarder devant et là, regarde ! »

une chose s’agitait dans tout les sens sur le roof

Et voila comment une journée assez bizarre commença. Alors cette chose qui s’agitait dans tout les sens était un héron cendré qui avec ses grandes pattes avait du mal à garder son équilibre sur un bateau qui subissait le mouvement des vagues.

Mais cela ne s’arrêta pas là, du coté volatile nous avons fait complet ce jours là. regardez !

Ce jour là , en haute mer tout de même, nous avons servi de refuge à de nombreux oiseaux de terre. Allez savoir pourquoi…pour finir l’histoire l’hirondelle a fini avec nous jusqu’au lendemain et s’envola arrivée près de l’ile de Sal.

Car après 7 jours pile nous sommes arrivés, bien content de voir la terre. Lors de cette traversée nous avons bien peaufiné nos fichiers météo, nous avons été super satisfait de la tenue de ce bateau par vent fort (plus de 30 nœuds) au portant avec deux ris dans la grand-voile seule (Note pour Orféo), que notre pilote automatique tient très bien son cap part trois mètres de creux, que personne n’est malade mais qu’il est quand même difficile de faire l’école, que l’on peut pêcher à la traine à 7 nœuds et que le moral descend quand il n’y a plus de vent.

Nous voila à Palmera au cap vert et cela fera une autre histoire….

Voila 9 jours que nous sommes au port de San-Sebastian et nous sommes bloqués !

Après quelques jours, nous avons fait notre tour habituel en haut du mât pour s’apercevoir que deux torons dans le bas-hauban étaient sortis du sertissage (défaut de fabrication). Nous attendons donc la pièce de rechange qui arrive de Tenerife …un jour certain, aujourd’hui…ou mardi….. De toute façon la météo avec ses rafales à 25 nœuds dans le port n’est pas favorable.

En attendant l’école est toujours d’actualité avec ses poésies, la IIIème république, les volumes, les tableaux de Magueritte, les cellules chlorophylliennes… Puis l’après midi pêche/baignade pour les enfants avec leur nouveaux copains allemands et Français (du coup l’anglais a son utilité ), entretien et papotage avec les nouveaux bateaux (dont deux du même ponton venant de Lorient)

Aujourd’hui nous avons fêté les douze ans d’Ewan, il a ouvert les cadeaux de la famille précieusement cachés sur le bateau.

Pédicure avec un poisson perroquet (Aïe!)

Question du Jour suite au ravitaillement d’un bateau voisin avant son départ :

A votre avis toutes ces canettes (qui deviendront vides) arriverons t-elle de l’autre coté de l’atlantique?

Ou en étions-nous….Après l’ile de Graciosa (le début de l’école) , l’ile de Lanzarote (les culs nus) puis une mini escale à l’ile de Tenerife nous voici à l’ile de la Gomera. Nous avons navigué deux jours pour arriver de Lanzarote à Tenerife et là nous avons fait une belle rencontre.

Rorqual commun

Ce cétacé a fait le tour de notre bateau à une distance respectable de 10 mètres environ, on estime sa longueur d’environ 20 mètres. Chouette rencontre! Vers Tenerife c’est un groupe de marsouins, peu curieux et assez lents que nous avons rencontrés.

La navigation entre les iles est assez sportive car il y a des couloirs d’accélération du vent qui peut monter rapidement…( Rafales catabatiques) pour arriver à la Gomera nous avons frôlé le 8 beaufort. Puis mouillage devant la plage de galets de Chinguarim ou les ermites dans les grottes sont rois. (ermites avec panneaux solaires).

Le paysage était sauvage avec des anciennes traces d’habitation du coup les enfants ont pris possession des lieux en reconstruisant.

Le mouillage rouleur nous a permis de nous perfectionner avec l’ancre arrière. Mais il nous a aussi bien fatigué. Aujourd’hui nous sommes à la marina de San Sebastian. Après un grand ménage, nous gérons l’entretien comme : chercher ou remplir une bouteille de gaz française de 13 kg, trouver une équerre pour les devoirs de math tout en profitant de baignades sur sable noir ou les poissons commencent a être multicolores. Nous pensons rester au port jusqu’à jeudi pour un départ vers le cap vert .

A suivre : Une pêche et un repas du soir pour Ewan (une dorade ? qu’en pensez-vous). Le mont Teide à l’ile Tenerife.

Jeu: trouver l’action de Bruno.

Cela n’intéressera peut être pas tout le monde , mais il faut que je vous publie les photos des gars qui ont testé le coiffeur à Lanzarote. Pas de photos pour moi car j’ai testé l’épilation.

Jour 73, nous sommes au mouillage de la playa Mujeres (plage essentiellement de nudistes (hommes)) de l’ile de Lanzarote et l’environnement est agréable grâce à son eau transparente ou l’on observe un aquarium. L’école prend son rythme de 8h à 12h et les enfants passe leur temps de récré à pêcher. A suivre une vidéo du mois d’Aout au Maroc.

OUI, il est possible de vivre avec deux vêtements. NON, faire l’école (CNED) à deux enfants n’est pas un loisir lors de cette aventure. Réveil en musique désormais dès 7H30 avec la playlist du grand Jacques.Déjeuner et c’est parti pour environ 3H30 de diverses matières plus ou moins intéressantes…Note : il faut deux ordinateurs et une bonne connexion. On peut télécharger les cours.Hier j’ai appelé le CNED qui m’annonce que l’envoi du colis a pris du retard…

Ne pas oublier que nous avons l’après midi libre pour nager, explorer les fonds marins, faire du paddle, du cerf-volant, pêcher ou grimper le petit volcan égueulé d’à coté.

Aujourd’hui nous sommes au sud de l’ile de Lanzarote près de la marina Rubicon pour faire le plein d’aliments, lessives et suivre le futur envoi du colis.

Pour ceux qui croient que nous sommes en partielles vacances, je sonne la trompette et leur dit NON. Nous menons une vie différente mais pleine de contraintes, la plus importante étant la météo et la sécurité du bateau, puis les matinée école, l’entretien du matériel, les repas des ogres ect …

On vous embrasse.